Depuis cinq ans, difficile de parler d’immobilier sans parler du DPE !
Nous aimerions parfois évoquer avec vous d’autres sujets, mais l’actualité nous y ramène sans cesse.
Entre modifications règlementaires, enjeux écologiques et confort d’été : le DPE fait parler de lui sur tous les plans.
Il occupe donc, une fois encore, une bonne place dans ce numéro. Cependant, si le sujet de fond ne change que très peu, en revanche la forme évolue.
Votre Transparence fait peau neuve !
Plus claire, plus directe, cette nouvelle formule permet à chacun d’aller rapidement à l’essentiel ou d’approfondir les sujets.
Une évolution dans la continuité de ce qui fait l’ADN d’AGENDA : vous informer, vous expliquer les évolutions et vous accompagner.
Face à des logements de plus en plus exposés aux fortes chaleurs, le confort d’été devient un enjeu à part entière de la performance énergétique.
Le DPE l’évalue déjà, mais encore de manière sommaire.
Le gouvernement travaille désormais à un « DPE confort d’été » plus lisible et plus précis.
La performance énergétique d’un logement a longtemps été envisagée sous l’angle de l’hiver. Les récents épisodes de fortes chaleurs changent progressivement la donne.
Après les « passoires thermiques », les « bouilloires thermiques » se sont invitées dans le débat.
Certes, le DPE n’ignore pas totalement cette problématique.
Depuis 2021, il comporte un indicateur de confort d’été qui s'appuie notamment sur quelques facteurs, mais cette appréciation reste sommaire et ne permet pas de mesurer précisément le comportement d’un logement lors d’une vague de chaleur.
Les choses devraient cependant évoluer. En juillet, le ministre du Logement Vincent Jeanbrun a annoncé travailler à une nouvelle indication, voire à une nouvelle lettre, afin de mieux informer sur les performances d’un logement, hiver comme été.
Si les contours précis de ces évolutions restent à définir, il est déjà utile d’intégrer cette réflexion aux projets de rénovation qui ne doivent plus être pensés uniquement pour gagner des classes DPE. Isolation, inertie, protections solaires, ventilation…chaque intervention doit aussi être réfléchie au regard du comportement du bâtiment en été.
Et lorsqu’un DPE projeté ou un audit énergétique sert de point de départ à une rénovation, s’appuyer sur un professionnel capable de porter un regard global sur le bâtiment et de proposer des améliorations cohérentes en toute saison est indispensable.
Téléchargez votre newsletter TRANSPARENCE au format PDF
Abonnez-vous à la newsletter
Amiante, DPE, passoires thermiques, plusieurs évolutions réglementaires se dessinent. Elles poursuivent un même objectif : mieux protéger les occupants tout en redonnant des marges de manœuvre à un marché locatif sous tension..
Après plusieurs années marquées par le durcissement des règles de location, la fin de l'année 2026 et le début de 2027 pourraient ouvrir une période plus favorable aux bailleurs et aux professionnels de l'immobilier.
Prévu par la loi Alur depuis 2014, le diagnostic amiante à remettre au locataire n'a jamais vu le jour, faute de décret d'application.
Cette situation pourrait enfin évoluer. Les pouvoirs publics travaillent à un texte qui définirait le périmètre du futur repérage. Il s'orienterait vers les matériaux des listes A et B, déjà utilisées pour le diagnostic avant vente, avec une entrée en vigueur envisagée au 1er janvier 2027.
Autre évolution actée : une nouvelle diminution du coefficient de conversion de l'électricité dans le calcul du DPE au 1er janvier 2027.
Un arrêté abaisse ce coefficient à 1,7, au lieu de 1,9 actuellement, afin de mieux refléter la réalité du mix électrique français.
Cette évolution va améliorer l'étiquette énergétique de nombreux logements chauffés à l'électricité, sans travaux, permettant ainsi à certains d’entre eux de sortir du statut de passoire énergétique et donc de rester ou de revenir sur le marché locatif.
Enfin, le projet de loi Relance Logement prévoit un assouplissement du calendrier d'interdiction de location pour certains logements classés G, et ceux classés F à partir de 2028.
Le principe serait de permettre au propriétaire de continuer à louer son bien à condition de s'engager dans un programme de travaux.
Le texte actuellement discuté prévoit un délai de trois ans pour les maisons individuelles ainsi que les logements en immeuble collectif en monopropriété, et de cinq ans pour les logements en copropriété.
Voici quelques documents et informations qui, s'ils sont préparés en amont, permettent de faciliter la visite et de fiabiliser les diagnostics.
Pour recevoir gratuitement votre DiagMag, demandez-le à votre diagnostiqueur ou directement en ligne.